Sur la Corniche : le mythique Café « Raoudah » (ou « Café Chatila ») est un ancien café gardant toute l’authenticité du temps passé : la terrasse donne sur la mer et les rochers, certaines chaises sont confectionnées en paille, les tables sont en bois, et des espaces verts où se promènent des chats sont intercalés un peu partout. Ce café est apprécié par les familles, qui viennent nombreuses : les hommes fument leur narghilé, les femmes boivent de la limonade, les enfants gambadent et font de la bicyclette dans les nombreuses allées pavées. « Cela fait à peu près 25 ans que je viens ici, affirme Hicham, 28 ans. Quand j’étais petit, c’était une fête pour nous quand nos parents nous disaient qu’ils nous emmenaient au café. Maintenant que je suis adulte, j’y reviens tout seul ou avec des copains, au moment du coucher du soleil. Pour moi, il ne s’agit pas d’un simple café mais d’une histoire, une nostalgie. On vit l’ambiance de la mer, son odeur. On salue ce vieil homme assis avec sa canne à pêche, on peut même jeter un coup d’œil sur les nageurs du club « bain militaire ». Et ce que je préfère, c’est la rencontre de journalistes ou d’hommes du théâtre. Rafic Ali Ahmad venait souvent lire son journal ici ».
A Verdun
La « Mie dorée » est l’un des cafés-trottoirs faisant partie des centres commerciaux dans ce quartier chic fréquentés majoritairement par la population aisée et jeune. Il reprend le cadre des cafés français.
« Mandarine » a rouvert ses portes après plusieurs années de fermeture, avec un nouveau décor en couleurs de feu.
Au « Scoozi », l’ambiance balance entre l’Italie et le Japon.
Tout près de Verdun, à Koreytem, le « City café », inauguré en 1995, est particulièrement connu pour être le pied à terre des professeurs de l’université LAU (Lebanese American University), des journalistes mais aussi des politiciens tels que feu Rafic Hariri. Simple café, glace, ou menu complet à midi ou le soir, tout est agréable sur la terrasse de ce café privilégié dans l’esprit des beyrouthins.